Art contemporain

L’Etat du ciel : quelle est la place de l’Homme dans l’univers ?

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En quelques mots

A travers 3 parcours, David Douard, Angelika Markul, Georges Didi-Huberman et Arno Gisinger mettent en image le sentiment religieux. Leurs regards oscillent entre croyances traditionnelles et désenchantement du monde. Le résultat est très conceptuel, assez sombre et parfois très cru.

Une exposition que nous déconseillons aux enfants. Son caractère sombre et parfois violentes peut choquer les plus jeunes.

Les plus de l’exposition : Des médiateurs sont à la disposition du public pour expliquer les oeuvres.

Les infos pratiques

 Dates 17 février au 07 septembre 2014
 Lieu  Palais de Tokyo
 Tarif 10 euros
 Durée de l’expo 1h15 min
 Temps d’attente  faible
 Nocturne  tous les soirs jusqu’à minuit
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En savoir plus sur les installations exposées

Nouvelles Histoires de Fantômes de Georges Didi-Huberman et Arno Gisinger

Cette installation est sans doute la plus marquante de l’exposition.  Georges Didi-Huberman et Arno Gisinger ont eu le projet un peu fou de construire une page d’Atlas animée sur les lamentations.  Des extraits de films ou de documentaires projetés sur le sol composent une carte de ce rituel de deuil. On y retrouve des scènes variées :  Médée de Pasolini (1969), le cuirassé Potemkine d’Eisenstein (1925), des documentaires sur les rituels offerts aux martyrs en Afrique, ou en Chine…

Mo’swallow de David Douard

Un parcours d’environ 20 min. organisé autour de sculptures inquiétantes. David Douard, un artiste à peine âgée de 31 ans,  interroge la rumeur. Elle est devenue un fait essentiel dans notre société qui se nourrit d’internet et de télévision.  Pour David Douard, elle prend la forme d’un sein qui corrompt tout son univers. Elle engendre des créatures monstrueuses et avides.  « Mo swallow » y revient comme un leitmotiv. Avaler plus, avaler plus.

« Quand « mo’ swallow » [more swallow] nous dit d’avaler plus, il y a autant la voix de la mère qui parle à son enfant qu’un acte sexuel ou une expérience addictive à une substance. » David Douard

Terre de départ de Angelika Markul

Dans des pièces aux décors sinistres, Angelika Merkul dresse des écrans géants. Elle y projette des paysages déshumanisés en péril.  La Nature, puissance créatrice de vie et d’équilibre y est défigurée par les productions humaines.

L’artiste nous invite donc à réfléchir sur les conséquences des actions humaines. La technologie et la consommation se sont imposées comme des nouvelles formes religieuses. Révérées par le plus grand nombre, elles ont supplanté les croyances traditionnelles et obstruent notre capacité de discernement.

A propos de l'auteur

Stéphanie

Artscen, c'est moi, Stéphanie, la trentaine florissante. Prof d'Histoire-géo et amatrice d'art, je fréquente assidûment les expos. Lieux de découverte et d'expérimentation, elles sont devenues un espace où je puise mon inspiration.
Quel est l'objectif d'Artscen ? Partager avec vous mes découvertes, mes coups de coeur, mes déceptions. Peut-être vous donnerai-je l’envie d’aller découvrir un artiste ? Une période ? Peut-être mes récits vous permettront-ils de replacer une oeuvre ou des informations dans un contexte plus global ? A vous de me le dire…

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