Beaux arts

Les Archives du rêve. Carte Blanche à Werner Spies.

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En quelques mots

Le célèbre historien des arts Werner Spies a sélectionné environ 150 dessins du XIXè siècle dans les archives du Musée d’Orsay. La sélection tourne essentiellement autour du thème du rêve. Mais on y retrouve aussi beaucoup d’autres thèmes : l’autoportrait, le nu, les paysages… En résumé, une exposition très riche !

Les points positifs : Une exposition très pédagogique. Les dessins sont accompagnés de nombreuses explications.

Les points négatifs : Ceux qui souhaiteraient se munir d’un audio-guide pour avoir des informations complémentaires devront se délester de 5 euros supplémentaires.

Les infos pratiques

 Dates  du 26 mars au 30 2014
 Lieu Le musée de l’Orangerie
 Tarif 9 euros
 Durée de l’expo  1h30 min
 Temps d’attente  faible
 Nocturne Dernières entrées à 17h15. Pas de nocturne
 Envie de boire un verre dans les environs ? Jean-Paul Hévin

En savoir plus sur les Archives du rêve


Le dessin un lieu d’expérimentation

Si la plupart des artistes exposés sont davantage connus pour leurs peintures que pour leurs dessins, les œuvres exposées ne sont pourtant pas à mettre au second plan.

En effet, le dessin tient une place particulière dans la réflexion des artistes. Les formats souvent plus petits créent un espace intime où les artistes expérimentent de nouvelles techniques, de nouveaux motifs.

Le dessin permet de découvrir des artistes connus sous un nouvel angle, comme par exemple Seurat. Connu pour ses peintures jouant des contrastes de couleur, il s’essaie ici à des « noirs au crayon Conté ». Le résultat est très émouvant. On peut y observer des figures féminines énigmatiques jaillir de l’ombre comme dans Le Nœud noir (ci-dessous, à gauche) ou La Voilette (ci-dessous, à droite).

La naissance de la modernité

Les choix de Werner Spies nous permettent aussi d’appréhender les transformations dans l’art de la seconde moitié du XIXè siècle. Plutôt que de vous révéler l’intégralité du contenu de l’exposition, je me contenterai d’aborder deux thèmes qui ont retenu mon attention.

Le nu

Se détournant petit à petit du classicisme, les dessins choisis ne mettent plus en scène des femmes idéalisées, mais des femmes du quotidien à l’instar de Degas (voir ci-dessous). Il saisit à la pastelle des femmes alors qu’elles font leur toilette. En dépit de la position inconfortable dans laquelle elles se trouvent, l’artiste arrive à préserver leur grâce et sensualité. L’utilisation de la pastelle contribue d’ailleurs à sublimer la beauté de ces femmes, en leur apportant une forte lumière.

La naissance de la modernité

Les choix de Werner Spies nous permettent aussi d’appréhender les transformations dans l’art de la seconde moitié du XIXè siècle. Plutôt que de vous révéler l’intégralité du contenu de l’exposition, je me contenterai d’aborder deux thèmes ayant retenu mon attention.

Le nu

Se détournant petit à petit du classicisme, les dessins choisis ne mettent plus en scène des femmes idéalisées, mais des femmes du quotidien à l’instar de Degas (voir ci-dessous). Il saisit à la pastelle des femmes alors qu’elles font leur toilette. En dépit de la position inconfortable dans laquelle elles se trouvent, l’artiste arrive à préserver leur grâce et sensualité. L’utilisation de la pastelle contribue d’ailleurs à sublimer la beauté de ces femmes, en leur apportant une forte lumière.

Le Tub, Degas (1886)

Le paysage urbain

L’explosion urbaine du XIXè siècle est aussi un thème récurrent de l’exposition. De la misère des faubourgs aux transformations des paysages, on peut observer de magnifiques pièces de Daumier ou de dessinateurs moins connus comme William Degouve de Nuncques (Nocturne au parc royal de Bruxelles, croisement d’allées, en bas à gauche) ou Léon Spilliaert (Digue la nuit, reflet de lumière, en bas à droite). 
Ces deux dernières oeuvres ont particulièrement retenu notre attentin. On y ressent la volonté des hommes de la fin du XIXè siècle d’apprivoiser, de maîtriser cet espace. Cela transparaît dans les lignes qui construisent la perspective : des allées, des digues, des lignes d’arbres créées par l’artiste pour ordonner son espace. 
On peut aussi y percevoir le rôle important joué par la diffusion de la Fée Electricité dans les représentations. Ces petites boules de lumières contribue à nous projeter dans une atmosphère onirique. 

L’exposition regorge d’autres thèmes, d’artistes et de créations toutes plus intéressantes les unes que les autres. On vous laisse le plaisir de les découvrir par vous-même Courrez-y !

A propos de l'auteur

Stéphanie

Artscen, c'est moi, Stéphanie, la trentaine florissante. Prof d'Histoire-géo et amatrice d'art, je fréquente assidûment les expos. Lieux de découverte et d'expérimentation, elles sont devenues un espace où je puise mon inspiration.
Quel est l'objectif d'Artscen ? Partager avec vous mes découvertes, mes coups de coeur, mes déceptions. Peut-être vous donnerai-je l’envie d’aller découvrir un artiste ? Une période ? Peut-être mes récits vous permettront-ils de replacer une oeuvre ou des informations dans un contexte plus global ? A vous de me le dire…

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